L'Emirat de Songhai est une bande terre de moins de 300 km de long, séparée du grand désert d'Arabie par une petite chaîne de montagne : Les Monts Dséria. A la différence des monts de l'Alkaréham, cette chaîne de montagne est aride et les forêts y sont rares, certains sommets culminent à plus de 2000 mètres d'altitude et sont constamment enneigés. L'homme est quasiment absent en ces lieux peuplés de chèvres des montagnes, bouquetins, léopards des neiges (et quelques lions des montagnes).
Le seul espace humanisé est donc une bande de terre d'à peine 50 km de large, coincée entre la mer et la montagne. Les collines de cette régions sont vertes car baignées par le fleuve Akir et ses affluents. L'habitat est dispersé en petits villages agricoles, tandis que les premières pentes des montagnes sont consacrées à l'élevage (d'ovins principalement).
L'histoire de l'Emirat de Songhai est indissociable de celle de l'Emirat de Debeqra : en effet, les deux royaumes sont des ennemis héréditaires depuis plusieurs siècles (autrefois réunis en un seul royaume, les deux territoires se disputent la prééminence dans la région). Le souverain de Songhai est l'Emir Kemal El Réjick, un tyran maintenant son pouvoir sur la population grâce à la terreur que fait régner son armée personnelle. La capitale de l'Emirat est située sur le littoral, à l'embouchure du fleuve Akir. La seconde ville du pays, Arrasfez, est également située sur les rives du fleuve, 50 km en amont de la capitale. L'armée de l'Emirat varie en fonction des conflits mais n'excède jamais les 400 soldats. Il est également à noter qu'aucune flotte de guerre ne protège le littoral. Ce dernier est parcouru par un réseau de tours de guet communiquant entre elles par signaux lumineux.
Au delà de ce rideau, une gigantesque muraille de près de 10 mètres sépare le centre de la ville du reste de l'agglomération. A l'intérieur de ce dernier bastion se trouvent le quartier général de l'armée, le palais de l'Emir, le grand temple d'Ormazd et les greniers de l'Emirat (le palais lui-même est une forteresse particulièrement bien défendue). La famille régnante est protégée par une garde rapprochée formée de mercenaires étrangers dont l'efficacité suffit à expliquer le salaire énorme qui leur est alloué. Le chef de ce groupe de mercenaire est un impérial du nom de Axel Von Lackzheim. La ville est défendu par une garnison forte de près de 100 hommes dirigés par l'âme damnée de l'Emir : l'infâme Abdul Raza (un nécromancien cachant bien son jeu).
Arrasfez
Seconde ville du royaume, Arrasfez ne dépasse pas les 10 000 habitants. Cette cité fluviale est protégée à l'est par des remparts et à l'ouest par le fleuve. La ville est un centre de stockage des denrées destinées à l'exportation et à l'approvisionnement de la capitale. Céréales, fruits, bétail y transitent en permanence. Les hangars de stockage occupent près d'un tiers de la ville. Le consul Omar Ben Beckra règle la trafic commercial, aidé par la cinquantaine de gardes qu'il a sous ses ordres. Les denrées sont souvent expédiées sur de longues barges fluviales. La ville a l'habitude d'accueillir de nombreux réfugiés, venant de villages détruits par l'ennemi héréditaire. Un Ribat, situé à quelques kilomètres, fait souvent office d'hôpital et un contingent de l'armée protège régulièrement les abords de la ville.